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L'interview : Léo et Brian, duo phare de Riftbound en france

Pierro Pierro
· Publié le 23 octobre 2026
L'interview : Léo et Brian, duo phare de Riftbound en france

Riftbounders,

Voici un nouveau numéro de notre série « L'interview » !

Après notre échange passionnant avec Damien Guillemard, nous poursuivons notre tour d’horizon de la scène Riftbound en braquant cette fois les projecteurs sur un duo incontournable de la communauté. L'objectif reste le même : vous plonger dans les coulisses du jeu, partager des visions passionnées et donner la parole à ceux qui font vivre l'écosystème au quotidien.

Aujourd'hui, c'est au tour de Léo et Brian de se prêter au jeu des questions-réponses !


Bonjour à tous les deux ! Un grand merci d’avoir accepté notre invitation et de prendre ce temps pour Riftbound Media. Entre le suivi assidu de la méta, les contenus pour la communauté et l'effervescence autour des derniers tournois majeurs avec notamment votre future présence à Stuttgart, sans compter les révélations de Radiance, votre planning doit être particulièrement chargé !

Les origines et le duo

Riftbound-Media : Avant de devenir le duo de référence sur Riftbound en France, quel était votre bagage dans l’univers des cartes à collectionner et du jeu vidéo ?

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Léo : Je n’ai pas particulièrement de bagage TCG mais je suis un amateur de jeux de plateau et société en général. J’ai beaucoup joué à “A game of thrones” et “Les contrées de l’horreur” par exemple. L’univers du TCG et plus particulièrement de Magic The Gathering m’a tout de suite intéressé quand Brian m’y a initié.
Côté jeu vidéo, je dirais que j’ai le plus joué à Dofus, CSS et Apex, mais je ne suis pas non plus un énorme gamer.

Brian : J’ai beaucoup joué à Magic et Yu-Gi-Oh! quand j’étais au collège (pfiou ça remonte) et j’ai voulu reprendre 20 ans plus tard parce que cette sensation de jouer aux cartes avec des potes me manquait. Mais sinon pas plus que ça, j’ai testé un peu HS, mais j’ai surtout joué au mode Battlegrounds.
Côté jeu vidéo, les jeux Riot et WoW ont fait partie intégrante de ma vie.

R-M : Comment est née votre collaboration, et comment vous répartissez-vous le travail au quotidien entre le tournage, le montage, la veille méta et la gestion des réseaux ?

Duo : On se connaît depuis un moment maintenant par rapport à la musique. Brian cherchait un réal pour ses projets perso et Léo faisait des clips. On est ensuite devenus amis en partageant des passions communes et un jour alors que Brian a repris le TCG Magic, il l’a fait découvrir à Léo qui est directement tombé amoureux.

Pour la petite anecdote, Léo a commencé à jouer à MTG Arena le lendemain où Brian l’a initié, et il a eu l’idée de créer une chaîne Youtube pour documenter son parcours de nouveau joueur. Il a tourné la première vidéo et l’a envoyée à Brian en lui proposant de faire ce projet de chaîne youtube à deux. Et seulement une semaine après, on tournait notre premier duel chez Léo, en novembre 2024.

La chaîne s’appelait “Magic pour les nuls” et a super bien démarré ! 6 mois plus tard, on a entendu parler de Riftbound et on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire sur ce jeu, que tout était à faire, et en juin 2025 on a lancé la chaîne Riftbound.

Léo est plus spécialisé dans le visuel et les caméras alors que Brian dans l’audio et les effets, donc on se complète assez bien là-dessus. Mais on fait quand même en sorte que chacun de nous touche à tout.
On a tous les deux envie de progresser dans tous les aspects de la création de contenus. Chacun monte les vidéos qui lui tiennent à cœur, les formats verticaux qu’il veut, et on est globalement assez libre de faire ce qu’on veut sur la chaîne pour chacun de nous. En fonction des vacances de chacun, ça peut arriver à l’autre d’avoir une plus grosse charge de travail sur l’ensemble du projet : monter les vidéos principales, stream, les verticaux, posts sur les réseaux et stories, mais on arrive assez bien à trouver notre équilibre pour le moment.

L’idée c’est toujours de se faire plaisir en créant le contenu, donc on se laisse un max de liberté pour faire les formats qu’on veut, du moment que ça reste cohérent avec notre DA et Riftbound.
Pour la veille méta du jeu on est tellement hype que la question ne se pose même pas ! On regarde continuellement tout ce qui se passe.

R-M : On sent une vraie alchimie devant la caméra : en quoi vos profils de joueurs et vos personnalités se complètent-ils (ou s’opposent-ils parfois) sur certains sujets ?

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Léo : J’aimerais bien avoir plus de temps à consacrer au jeu mais ça n’est pas toujours possible, donc je ne suis pas super compétitif pour le moment. Côté alchimie avec Brian, on se connait bien, on connait bien nos caractères respectifs donc on arrive bien à gérer la collaboration. Et au niveau des compétences et de nos facilités on va dire, on se complète incroyablement bien, je pense que c’est pour ça que ce qu’on a fait jusqu’ici fonctionne bien. Il y a des trucs que Brian a du mal à faire et que moi j’adore faire, et inversement.

Sur la création de contenu c’est pareil, moi j’ai beaucoup d’idées, mais je ne pense pas toujours en termes de contenu, et comment un contenu est perçu par notre communauté. Brian lui est hyper fort là dessus, il fait le tri dans mes idées en gros, et il les modèle pour qu’elles soient pertinentes pour Youtube.

Brian : Je pense que notre principal atout est qu’on est proches à la base et qu’on se connaît depuis des années. On connaît le caractère de l’autre et on sait s’adapter pour que tout se passe bien. On arrive à se comprendre et on a globalement le même objectif pour la chaîne. On a les mêmes valeurs et la même envie de faire découvrir le jeu au plus grand nombre.

R-M : Vivre de la création de contenu ou composer avec vos obligations personnelles : à quoi ressemble une semaine type dans la vie de Léo et Brian ?

Léo : Je suis vidéaste indépendant, donc je passe une partie de mon temps en tournage, à faire du montage et à gérer mon activité d’auto-entrepreneur. Et le reste de mon temps est consacré à Youtube. L’avantage d’être à son compte c’est qu’on est libre de gérer son agenda comme on veut, donc depuis 1 an je dirais que je consacre 50 % de mes journées à Youtube et 50 % à mon activité, et chaque soirée, jour de week-end que j’ai de dispo est consacré à Youtube.
Il y a tellement de choses à faire, à anticiper, à réfléchir pour essayer de faire les meilleurs contenus, qu’au final Youtube et Riftbound sont quasiment toujours dans un coin de ma tête.

Brian : Pour ma part je vis de la musique et des revenus passifs de la SACEM + plateformes de streaming. Ce n’est plus une activité que je maintiens activement donc j’ai tout le temps de vivre et de me concentrer sur la création de contenu. Ma semaine est un mélange de montage vidéo, tournage, sessions de jeu à mon shop local, et sorties pour mon bien-être mental.
Je considère que j’ai la dream life. Mais comme je suis obsédé par la création de contenu et l’avancée de la chaîne je ne me repose jamais et j’ai toujours quelque chose à faire pour que le projet avance.

Duo : On ne vit actuellement pas de la création de contenu. Pour ce qui est de la collab, il n'y a pas de semaine type. On ne fait pas particulièrement de réunion régulière (peut-être une fois par mois maximum), mais on est globalement tout le temps en contact. On se tient au courant de tout ce qu’on fait pour la chaîne, ce qu’on prévoit pour le calendrier de sortie, l'avancée des différents projets, les collabs avec d’autres créateurs, les voyages pour les RQ, etc.

L’aventure Riftbound et la relation avec Riot

R-M : Qu’est-ce qui vous a immédiatement séduit dans Riftbound par rapport aux géants historiques du marché comme Magic, Pokémon ou Yu-Gi-Oh! ?

Duo : Le gros point fort de Riftbound c’est qu’on pouvait commencer le tcg dès le début, par rapport à Magic, où on commençait (ou recommençait) avec 30 ans de retard, donc très dur de rattraper toutes les cartes sorties, mécaniques, et modes de jeu. Là on pouvait commencer dès le début et suivre l’évolution du jeu et de la méta au fur et à mesure.

Brian a beaucoup joué à League of Legends, donc il a forcément eu une petite attache avec l’univers de Riot. Léo lui n’a quasiment pas joué à LoL, mais il avait vraiment envie de se lancer sur un TCG tout au début, et ou tout était à faire côté création de contenu aussi.
De plus, le timing de la sortie du jeu tombait parfaitement entre le moment où on sentait qu’on voulait découvrir d’autres TCG, et se mettre à fond sur un projet en commun avec cette nouvelle chaîne youtube dédiée 100% à Riftbound.

R-M : Vous êtes passés très vite du statut de passionnés à celui de créateurs incontournables : comment s'est établie la relation avec Riot Games et comment vivez-vous votre statut de partenaires (félicitations d'ailleurs pour votre reveal Radiance !) ?

Duo : Pour le moment, il n’existe pas encore de statut officiel de Riot Partner pour Riftbound. En revanche, on a la chance d’avoir une très bonne relation avec Riot et les community managers, notamment Pauline, avec qui on échange le plus régulièrement.

On est vraiment fiers et reconnaissants de la confiance qu’ils nous accordent à travers les différentes opportunités qu’on a pu avoir : participer à des événements, prendre part à certaines annonces, et la chance de révéler une carte pour Unleashed et plus récemment, Radiance !

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R-M : Quel regard portez-vous sur la localisation et l'implantation du jeu en France depuis sa sortie en français ?

Duo : La sortie du jeu en français a clairement fait beaucoup de bien à Riftbound en France. On a ressenti un vrai regain d’intérêt depuis sa localisation, avec notamment l’arrivée d’un public plus casual et loisir qui n’aurait peut-être pas franchi le pas avec un jeu uniquement disponible en anglais.

La barrière de la langue reste encore importante pour une partie du public français, surtout sur un jeu de cartes où la compréhension précise des effets est essentielle. Cette localisation était donc, selon nous, indispensable pour permettre au jeu de toucher un public beaucoup plus large.
On l’a d’ailleurs particulièrement ressenti sur notre chaîne, puisque notre contenu s’adresse beaucoup aux nouveaux joueurs et aux personnes qui découvrent Riftbound.

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Compétition, jeu en tournoi et méta

R-M : Vous étiez présents sur les grands rendez-vous comme le RQ de Lille et plus récemment celui de Barcelone : quel bilan tirez-vous de l'ambiance et de l'organisation de ces tournois majeurs ?

Duo : On a eu la chance de participer à ceux de Bologne, Lille et Barcelone, et à chaque fois l’expérience a été incroyable. Il y a énormément de choses à voir et à faire sur place, l’ambiance est très positive, et on sent que les gens sont simplement heureux de passer tout un week-end autour d’une passion commune. Pour nous, ça reste un peu un rêve de gosse : voyager dans un autre pays juste pour passer plusieurs jours à jouer aux cartes et rencontrer la communauté.

Riot accorde aussi une vraie place aux créateurs de contenu, avec des espaces dédiés et différents événements qui permettent de rencontrer d’autres créateurs et de proposer du contenu un peu différent pendant ces week-ends.

Le seul “hic”, qui se fait de plus en plus ressentir, concerne toute la folie autour des tickets et de leur valeur. On voit parfois apparaître des comportements davantage motivés par l’aspect financier que par le jeu lui-même, et on trouve ça dommage. La spéculation a pris une place assez importante dans l’écosystème, parfois au détriment de l’expérience de jeu.

Cela dit, on reste confiants sur le fait que Riot fera évoluer le système dans les prochaines années. Riftbound est encore jeune, donc il est assez logique que certains aspects de l’écosystème compétitif aient encore besoin d’être ajustés.

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R-M : La compétition ne se passe pas toujours comme prévu (changement de deck de dernière minute, fatigue, variance) : comment gère-t-on le tilt et la déception quand on doit ensuite débriefer l'événement face caméra ?

Duo : Ce qui n’est pas toujours évident, c’est qu’en tant que créateurs, on construit forcément une certaine attente autour de nos performances. Léo, par exemple, avait beaucoup fait monter la hype avant Barcelone pour sa perf avec Fiora. La communauté espère nous voir performer, donc quand ça se passe mal, il faut aussi être capable de l’assumer derrière face caméra.
Mais quelque part, ça fait partie du jeu de la création de contenu. Une mauvaise performance peut aussi devenir une bonne histoire à raconter, à condition d’être transparent et de réussir à prendre un peu de recul dessus.
Brian avait pris un gros risque à Bologne, par exemple : toute la vidéo, qui était un gros projet pour la chaîne, reposait en grande partie sur sa performance pendant le tournoi. S’il s’était complètement planté, il aurait quand même fallu réussir à construire une vidéo intéressante autour de cet échec, avec du storytelling et de l’autodérision.

Un autre souci est que le jeu est long de base. Le design de Riftbound fait qu’il faut avoir 8 points pour gagner, mais on ne peut avoir que 2 points par tour au maximum (hors cartes qui ajoutent des points). Si on compare à d’autres TCG où on peut faire des OTK (One Turn Kill) ou partir en combo comme Yu-Gi-Oh! au tour 1, ici on n’a pas d’autres choix que de passer au moins 4 tours dans une partie (si on prends deux points par tour y compris pendant celui de l’adversaire).

Si on rajoute en plus les decks contrôles type Ezreal ou deck à fortes décisions par tour comme Kennen avec Lightning Rush, on a forcément des games trop longues.
Le ban de Stacked Deck va aider, mais il y aura forcément d’autres cartes qui vont la remplacer dans le futur qui vont recréer le même problème.

R-M : Récemment, l'impact des bans (notamment autour d'Ekko) a bousculé plusieurs archétypes phares : trouvez-vous la politique d'équilibrage de Riot suffisamment réactive ?

Duo : On sent que Riot est à l’écoute des joueurs, et prend vraiment en compte leurs avis. Ils mettent un point d’honneur à ce que leur TCG soit agréable pour les experts comme pour les nouveaux joueurs. C’est assez dur de mettre en place des errata et bans dans un TCG 100% physique qui évolue très vite, et surtout quand il y a des tournois majeurs toutes les semaines.

On trouve qu’ils le font très bien en communiquant parfaitement dessus et en étant transparent avec la communauté quand ils ont fait une erreur de design.
Il y a à chaque fois des articles qui expliquent les raisons des bans, comment ils voient leur jeu et ce qu’ils ne souhaitent pas voir dans les compétitions. Force est de constater que les bans jusqu'ici ont assaini la méta. On le voit avec Draven qui était trop dominant, et maintenant Kennen pour les mêmes raisons.
Peut-être qu’il y a encore quelques ban à faire en plus (Aurora / Fizz), mais pour le moment on peut voir que les TOP 8 de RQ sont extrêmement variés, donc c’est une bonne nouvelle !

R-M : Si chacun d'entre vous ne devait retenir qu'une seule Légende de cœur — compétitive ou non —, laquelle choisiriez-vous et pourquoi ?

Léo : Je suis obligé de répondre Fiora, car je la joue depuis Spiritforged, et j’aime vraiment toujours beaucoup la jouer.

Brian : Je dirais Jinx, sans hésiter. C’est la première légende que j’ai jouée sur Riftbound, donc j’ai forcément un attachement particulier avec elle.
Je pense aussi sincèrement qu’elle est encore un peu sous-cotée. J’aime énormément sa mécanique, notamment tout ce qui tourne autour de la défausse : devoir alimenter son cimetière, réfléchir à ce qu’on accepte de perdre, et potentiellement construire à terme un vrai plan de jeu autour de la réanimation, c’est exactement le genre de gameplay que j’adore.

Et surtout, j’ai le sentiment que c’est une légende qui a encore beaucoup de marge pour évoluer avec les prochaines extensions. Donc j’ai hâte de voir ce que Riot nous propose !

Le métier de créateur de contenu TCG

R-M : Entre les formats courts (Shorts/TikTok), les streams de sessions de jeu et les vidéos d'analyse méta, où trouvez-vous votre équilibre éditorial ?

Duo : Pour le moment je dirais qu’on le cherche encore.
Riftbound est un jeu très jeune et il y a encore énormément de choses à construire autour. Comme il n’y a pas encore tant de créateurs de contenu sur le jeu, ça donne forcément envie de tester plein de formats différents et d’aller un peu partout.
Avec le temps, notre ligne éditoriale va forcément se préciser. Pour l’instant, on préfère garder cette liberté de tester, voir ce qui nous plaît, et ce qui plaît aux Riftos, parce qu’au final, le contenu est avant tout là pour eux.

R-M : Un TCG vit au rythme effréné des sets et des spoilers : comment évite-t-on le burn-out créatif face au flux continu de nouveautés ?

Duo : Bonne question haha. Côté créatif, honnêtement, on est encore très loin d’avoir fait tout ce qu’on aimerait faire. On a énormément d’idées de concepts, de formats et de vidéos en tête, donc pour le moment, ce n’est pas vraiment le burn-out créatif qui nous inquiète.

Le vrai défi, c’est plutôt le rythme de production. On a sorti environ une vidéo par semaine pendant un an, et aujourd’hui on passe progressivement à trois vidéos par semaine, donc forcément, ça représente énormément de travail.

Cela dit, avec quatre sets par an, le rythme de Riftbound nous correspond plutôt bien. On ne se sent pas constamment submergés par les nouveautés, et il y a généralement une petite période plus calme entre deux extensions. Ces moments sont d’ailleurs importants pour nous, parce qu’ils permettent de souffler un peu, mais surtout de travailler sur des contenus plus intemporels, plus ambitieux, et moins dépendants de l’actualité immédiate du jeu.

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R-M : Quelle est, à ce jour, la vidéo ou le projet dont vous êtes les plus fiers sur la chaîne ?

Duo : Probablement la vidéo de Bologne, où Brian essaie de gagner la Best-of métal de Rek’sai. Le format était super, et on s’est vraiment investis dans l’écriture, le montage et le storytelling un peu documentaire pour raconter toute l’aventure autour de sa performance. C’est un type de contenu qu’on voit encore assez peu dans le TCG francophone, et même si certains créateurs américains le font déjà… honnêtement, je trouve toujours que notre vidéo est meilleure que les leurs haha.

Sinon, il y a aussi notre grosse vidéo sur les règles de Riftbound. Brian avait énormément travaillé en amont, au point de traduire lui-même certaines cartes pour anticiper une future sortie française du jeu. Avec le recul, c’était une très bonne intuition, parce que la vidéo est devenue une vraie porte d’entrée pour beaucoup de joueurs et continue encore aujourd’hui à faire beaucoup de vues.
Ce sont deux projets très différents, mais ils représentent assez bien les deux facettes de la chaîne dont on est les plus fiers : d’un côté des vidéos ambitieuses et très travaillées dans la narration, et de l’autre du contenu utile qui peut vraiment aider la communauté sur le long terme.

Et au-delà des vidéos en elles-mêmes, on est aussi très fiers d’avoir réussi à construire notre studio de A à Z. On a pensé tout le décor autour de l’univers et des couleurs de Riftbound, avec l’envie d’avoir une vraie identité visuelle qui soit reconnaissable immédiatement.
Aujourd’hui, le fait de pouvoir tourner nos duels dans de bonnes conditions, avec un setup en triple caméra et une vraie qualité de production, c’est quelque chose dont on est vraiment contents. Ça nous permet de proposer des vidéos à deux beaucoup plus propres, plus dynamiques et plus agréables à regarder, et c’est aussi le résultat de tout le travail qu’on a investi dans la chaîne depuis le début.

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Brian en train de peindre lors de la création du studio vidéo !

R-M : Quel est le piège le plus fréquent dans lequel tombent les joueurs débutants qui cherchent à progresser sur Riftbound ?

Duo : En faire trop. Jouer trop de cartes et utiliser trop de ressources pour gagner des échanges quand il n’y en a pas besoin. Parfois il faut accepter de perdre des unités et des showdowns si ça permet de conserver des ressources pour les tours les plus importants.

L’avenir et les projets

R-M : Quels sont vos prochains objectifs pour la chaîne et le développement de vos plateformes (nouveaux formats IRL, projets compétitifs, collaborations) ?

Duo : Notre objectif principal, c’est de continuer à faire grandir la chaîne tout en participant au développement de Riftbound en France. Côté collaborations, on aimerait inviter un maximum de profils différents, et notamment des créateurs plus mainstream, pour faire découvrir le jeu à des personnes qui ne connaissent pas encore forcément Riftbound ou même les TCG.

On aimerait aussi refaire un gros projet autour d’une compétition, dans l’esprit de ce qu’on avait fait à Bologne, avec un vrai travail de storytelling et une dimension plus documentaire.
Et surtout aller plus loin dans les formats IRL, avec notamment l’idée d’organiser notre propre tournoi en 2v2, et de réunir des créateurs de contenu autour de l’événement, en le diffusant sur Twitch.

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R-M : Comment voyez-vous l'écosystème compétitif et communautaire de Riftbound d'ici deux à trois ans ? Pensez-vous que le jeu a les reins assez solides pour s'installer durablement au sommet des TCG ?

Duo : Quand on voit déjà à quoi ressemblent les compétitions Riftbound alors que le jeu n’a même pas encore un an, forcément, ça donne énormément d’espoir pour la suite. En comparant avec des jeux installés comme Lorcana ou One Piece, on a vraiment l’impression que Riftbound a déjà posé des bases très solides en très peu de temps.

Quand on voit l’état d’esprit de Riot et des créateurs du jeu, la manière dont ils communiquent avec la communauté, répondent à nos questions, améliorent le jeu, les produits suite à nos feedbacks : on se dit que ça ne peut QUE donner des bons résultats, et faire de Riftbound l’un des meilleurs TCG au long terme. En tout cas c’est tout ce qu’on souhaite !

R-M : Pour clore cette interview, quel message avez-vous envie d’adresser à la communauté francophone et aux lecteurs de Riftbound Media qui vous suivent assidûment ?

Duo : Le plus important, c’est de ne jamais oublier pourquoi on joue : pour s’amuser.
Même s’il y a beaucoup d’argent en jeu, il faut continuer à jouer les decks qui nous donnent envie, tester des choses, faire des erreurs et surtout prendre du plaisir.

Et évidemment, merci à tous ceux qui nous suivent, qui regardent nos vidéos, qui viennent nous parler en événement ou qui participent à faire vivre Riftbound en France. C’est aussi grâce à vous que toute cette aventure est aussi cool à vivre.

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Merci à Doomy pour le montage et à Leo et Brian pour le temps consacré. La prochaine interview sera autour du monde compétitif !

Merci de nous avoir lus et à bientôt sur Riftbound-Media !

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